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La merveilleuse histoire de ViE Comblée: des origines jusqu’à l’entrée du troisième millénaire ! Sautons dans le train en marche  !

Ce 27 mars 2OO1, le Seigneur nous a conduits dans une rencontre des partenaires de l’œuvre Vie Comblée au centre chrétien de la Parole de la Foi à Pfaffenhoffen, en Alsace. De nombreuses personnes étaient présentes à l’appel, d’autres ont manqué alors qu’elles auraient aimé être là.

Cette réunion était une première en dehors du périmètre ! Un rendez-vous du Seigneur qui avait mûri sur le cœur du pasteur Yves Gravet, et quand le pasteur Claude Sold lui a lancé l’invitation en proposant le centre chrétien comme lieu de la rencontre, c’était l’étincelle qui a permis au projet de prendre forme.

Nous avons écouté avec une attention soutenue l’historique de Vie Comblée qu’Yves nous a retracé de façon très vivante, avec beaucoup d’humour et d’émotion. Voilà cette merveilleuse histoire

L’œuvre est née d’une parole : Eccl.11 « Jette ton pain à la surface de l’eau, car avec le temps, tu le retrouveras ».

Le magazine s’est mis en route, sur une révélation de Dieu, et il a commencé avec un tirage de dix exemplaires par mois. « Tandis que je suis faible, je suis fort ».

Dix magazines, ce n’est pas beaucoup, mais c’est suffisant pour renverser toute l’armée des ténèbres, dès l’instant où on y met la parole. Je dis cela pour vous encourager dans tous vos petits commencements : dès l’instant où il y a présence de Dieu, il y a la puissance de Dieu.

Nous avons un jour reçu une imprimerie, je n’avais jamais été imprimeur de ma vie, mais j’ai dû me mettre à cette machine que nous avions reçue d’un partenaire d’Afrique, et les mains dans l’encrier, nous avons tiré des magazines, jusqu’à mille exemplaires que nous avons envoyés sur le continent africain en particulier, et en France. Nous avons travaillé sur cette première lancée jusqu’en 1996.

Un homme instrument de Dieu pour l’Afrique.

Les portes de l’Afrique se sont ouvertes devant nous en 1990 par une rencontre vraiment appropriée, un magazine Vie Comblée a été à l’origine de cette rencontre.

Un Africain rentrant de Kinshasa a trouvé ce magazine dans la brousse, et le trouvant, il est venu sur Paris. Un jour, il avait entendu l’évangéliste parler sur la place publique, c’était Jean-Louis Jayet. Il l’a entendu, a tout de suite été le voir, a donné son cœur au Seigneur Jésus parce qu’il savait que la mort l’attendait au virage. Cet homme est devenu pasteur.

De Paris, il a pris contact avec nous, est descendu à Vichy, et nous a mis en contact avec une personne, que nous ne connaissions pas, qui se trouvait à l’hôpital de Neuilly, et qui n’était autre que l’ancien maire de Port-Gentil, il avait été maire durant plus de 20 ans. Cet homme était hospitalisé suite à un coma diabétique. Le pasteur m’a demandé de prier avec ce monsieur. C’était un dimanche matin, il avait une petite voix très faible ; j’ai demandé au Seigneur d’intervenir et nous nous sommes quittés avec un mot d’amitié.

Quand ce pasteur est retourné à l’hôpital, ce monsieur était prêt à en sortir. Il a quitté l’hôpital trois jours après, et nous a demandé de le rencontrer, avec son épouse. On nous avait dit : c’est un homme de bien ( nous ne savions pas encore qu’il était maire). Là-bas en Afrique, un homme de bien est un patriarche, qui a des biens et des affaires, et qui apporte autour de lui de quoi aider les autres.

Ce monsieur est arrivé chez nous, il était très simple, très modeste. Michèle et moi, nous nous disions : « Comment allons-nous l’accueillir ? Faut-il l’emmener au restaurant ?» Dans notre salle à manger, où il y avait un côté salon, un côté salle à manger, les enfants faisaient leurs devoirs sur les genoux, et notre matériel, photocopieur, machine à écrire étaient installés sur la table. Je cassais la croûte d’un côté, et aussitôt je me tournais et me mettais au travail. Voilà comment les choses se passaient. Mais Michèle m’a dit : « Pas question de l’emmener ailleurs, il va manger chez nous ». J’ai répondu : « Vas-y, je te laisse faire ». Michèle l’a invité en disant : « Cela vous ferait-il plaisir de venir manger à notre table ? » Avec un grand sourire, il a acquiescé.

Nous habitions une résidence dans un HLM, et lorsqu’il est arrivé, il a vu cet immeuble et a demandé : « Elle est à vous, toute cette concession ? » J’ai dit : « Non, je vais vous montrer ce qu’est notre appartement ».

Il est entré chez nous, et lorsque nous avons partagé le repas, il s’est mis à pleurer en silence. Sur le moment, j’ai cru que cela avait un rapport avec le fait qu’il soit sorti de l’hôpital, je me suis dit qu’il souffrait. Je lui ai dit : « Frère, il y a quelque chose qui ne va pas ? Vous avez besoin d’un docteur ? »

« Non, non, pasteur, mais il faut que je vous dise : en quinze ans de vie diplomatique avec la France, c’est la première fois que je viens manger à la table d’un foyer français ».

Pendant que nous partagions le repas, qui n’ avait rien de conventionnel, voilà que le Seigneur se mit à nous parler. « Frère, lui dis-je, je ne connais pas la situation dans laquelle vous êtes, ni à quoi vous êtes confrontés, mais l’Esprit du Seigneur me montre qu’il y a quelqu’un qui fait son nid dans votre entreprise ».

Il me regarda, cherchant à comprendre.

« Il y a un monsieur qui est en train de faire son entreprise dans votre entreprise. Pendant que vous êtes là ».

Il suivait ses affaires au travers d’un de ses fils qui était pilote de grande ligne aérienne, celui-ci lui amenait les dossiers. En définitive, il y avait bien un Européen, qui gérait son entreprise à l’intérieur de son entreprise, et qui lui prenait de la clientèle.

Son épouse était sourde, et pendant qu’on était là en train de prier, elle fut guérie, délivrée et baptisée du Saint-Esprit. Et nous étions à table, en train de manger !

Première invitation au Gabon.

Ce monsieur nous a tout de suite invités à Paris, à un moment où le frère T.L. Osborn était de passage. Ce monsieur nous met en contact avec son neveu, Pasteur Francis Mbadinga, à qui il raconte le témoignage de ce qu’il a reçu par les pasteurs Yves et Michèle Gravet .

Son neveu nous invite à la session des étudiants de l’école biblique à Libreville, au Gabon, en mai 1990 : « Je vous invite à venir, à être les parrain-marraine ».

Nous avions déjà été en Afrique, au Tchad. Et sans connaître le Gabon, nous nous sommes dits qu’il convenait mieux d’aller en tenue modeste. Mais quand nous sommes arrivés là-bas, j’étais chaussé de sandales et ma tenue ressemblait à celle d’un missionnaire, je me suis rendu compte de mon erreur.

Les gens en face de moi étaient habillés de costumes, avec la cravate assortie, les mamans portaient de belles robes, et je me suis dit que j’avais intérêt à veiller à mon message . J’ai parlé durant les réunions sur trois soirées.

Le Seigneur opère des délivrances.

Avant de partir, j’avais dit au Seigneur: « Seigneur, tout, mais sauf les démons, tout sauf les délivrances ». Je n’ai vu que des démons, que des délivrances . Des statuettes jonchaient le sol. Des délivrances, des délivrances, des délivrances. Une jeune fille me servait à boire pendant que je prêchais. La réunion terminée, tout le monde était parti, l’orage et la pluie se sont déversés, c’était un décor angoissant de ténèbres. Nous étions dans la voiture, quand quelqu’un frappa à la vitre, appelant : « Pasteur, pasteur, Patricia est morte ». Il s’agissait de la jeune fille qui me servait à boire ; elle était âgée de dix-huit ans. Le pasteur Francis Mbadinga me prend avec lui, Patricia était là, allongée, morte. Pendant une heure, éclairés par une lampe à pétrole, nous avons prié, prié, prié. Le pasteur Francis m’a associé à quelque chose qu’il n’avait jamais fait. Il m’a pris la main, la serrant au point que ses ongles rentraient dans ma main. Le fiancé de cette jeune fille était là. Le Pasteur Francis a réanimé la jeune fille à la manière d’Elisée pour le fils de la Sunamite. Il priait, priait, priait, et cette jeune fille a été délivrée. C’était l’œuvre magnifique de notre Seigneur.

Le Seigneur appelle des partenaires de Vie Comblée en Afrique.

Dans cette église, pour la première fois, un pasteur a pu adresser un appel public à une assemblée de quatre mille personnes, pour que des hommes et des femmes se lèvent pour être partenaires de Vie Comblée.

C’était un encouragement dans cette région. Nous avons continué à entretenir les relations avec nos frères et sœurs de ce pays.

D’autres portes se sont ouvertes :

Partant du Gabon, d’autres portes se sont ouvertes, notamment sur le Centrafrique, au Congo Brazzaville, sur le Burkina Faso, et notamment sur la Côte d’Ivoire. Le ministère Vie Comblée a donc évolué sur le continent africain au travers de ce monsieur. Aujourd’hui, nous sommes en relation avec des autorités de certains de ces pays, des hommes et des femmes qui aiment et servent notre Seigneur Jésus.

Dans un pays anglophone, un chrétien est pasteur et Président de la République de son pays. Je l’ai vu confesser sa foi sur une télévision anglophone.

La semence de la Parole produit un résultat.

Au Gabon, nous avons découvert que tous les colis que Michèle et d’autres soeurs préparaient, à la mission Vie abondante fondée par nos amis Jean-Louis et Monique Jayet, - il s’agissait des traités de T.L. Osborn et de livres – ont amené le réveil dans la jeunesse. Une vingtaine de jeunes ont été réveillés par l’Esprit du Seigneur. Ils sont allés dans Libreville, louant le Seigneur et ont embrasé tout Libreville. Des gens se sont opposés pour les arrêter, mais ils n’ont pas pu. Le Pasteur Francis leur a demandé : « Sur quelle parole de l’évangile vous accordez-vous pour m’interdire ? ». Ils n’ont rien pu répondre, et aujourd’hui, il y a un réveil dans le pays du Gabon.

Va dans le pays que je te montrerai.

Le ministère de Vie Comblée a évolué jusqu’au jour où le Seigneur nous a donné deux directions : partir.

Nous sommes partis comme Abraham : « Va dans le pays que je te montrerai. » Quel pays ?

Nous commencions à avoir des relations sur l’Alsace, et nous serions bien allés en Alsace. On nous disait : « Vous pourriez venir à Nîmes, vous pourriez venir dans les Pyrénées. Vous pourriez venir à Libreville. »

A Royan, personne ne nous disait rien. Le Seigneur nous a montré que c’est là qu’Il nous voulait. Dans cette ville, une seule personne, partenaire de l’œuvre depuis dix-huit ans. Une femme de prière, seule, ne pouvant se rendre au culte le dimanche pour cause de son travail. Mais cette femme a été seule pendant dix-huit ans, ayant pour soutien le téléphone, le magazine, le courrier, et notre visite une fois par an. Nos visites se sont accentuées, deux fois, trois fois. Ensuite, il nous est arrivé de faire cinq cent kilomètres tous les quinze jours. Rien que pour une seule personne. Cette femme, le diable a voulu la tuer. Un homme qui avait caché un poignard dans sa manche. Le couteau est passé là, au-dessus de l’œil, même pas à un millimètre du nerf optique.

Le Seigneur a permis que nous gardions des relations. Cette personne et son mari ont un commerce en plein centre du marché à Royan.

Ce sont des choses qui nous ont aidé à progresser dans notre attachement au Seigneur. Dans cette ville de Royan, beaucoup de serviteurs sont passés. Les gens ont tenté de faire des réunions, tout a été rejeté. Nous sommes les seuls à qui le Seigneur a ouvert les portes pour être et demeurer dans Royan. Parce qu’une femme a prié pendant dix-huit ans et qu’elle ne s’est pas relâchée. Elle a cru, et nous avons cru avec elle.

Et la grâce que Dieu nous a faite, c’est d’habiter à 500 mètres de chez elle. A six heures et demi, on se réunit pour prier. Il ne faut pas un quart d’heure pour démarrer, nous partons dans la prière sur les chapeaux de roues. Nous avons appris à marcher dans l’action que le Saint-Esprit voulait nous voir mener. Jusqu’au jour où nous nous sommes entendus dire : « Yves, tu devrais faire une église ». Ce n’est pas notre appel.

Je préfère la situation où nous sommes depuis plus de vingt ans, où nous apprenons à compter sur le Seigneur, et à ne pas compter sur le partenaire.

Le partenaire dans l’œuvre Vie Comblée.

Le partenaire est un homme, une femme à part entière. Dieu l’a choisi, Dieu le sensibilise pour promouvoir Sa Parole. Notre plaisir est d’être attachés au Seigneur et à lui seul, de dépendre de lui seul, sachant que derrière nous il y a des hommes et des femmes, des personnes que nous n’avons jamais vu, par exemple au Burkina Faso où nous n’avons jamais mis les pieds. Des hommes et des femmes mettent leur offrande, si petite soit-elle, même si c’est dix francs. Le travail a pu se faire, jusqu’au jour où : et c’est la deuxième direction :

Prêcher la Parole partout au travers de la télévision.

« Seigneur, on veut aller plus loin pour semer la parole, et surtout, pour édifier toute famille, pour édifier les membres du Corps de Christ, et pour encourager tous ceux qui -, pour des raisons diverses qui ne nous regardent pas -, sont laissés pour compte sur le bord du chemin ; et en même temps, encourager des talents pour la cause de l’évangile ».

Un jour, Jésus a eu besoin d’un âne pour entrer à Jérusalem. La parole de Dieu s’est accomplie. On a entendu tellement de choses, comme : la télévision c’est du diable… Il y a des choses qu’on ne pourra pas changer même en priant le restant de notre vie. Mais nous avons un moyen de changer les choses.

J’étais, dans un hôpital aux Etats-Unis, il y avait des télévisions dans chaque chambre, comme ici, mais à la seule différence qu’il y avait des émissions chrétiennes de partout. C’est ce qu’on met dans la télévision qui est mauvais. A nous de mettre du bon. Dans la prière, le Seigneur nous a mis sur le cœur de nous lancer dans la vidéo.

Par des circonstances de Dieu, je me retrouve avec un technicien de la télévision, un chrétien, dans un magasin de télévisions. Je vois là cet appareil qui est devant vous ; il s’approche, se renseigne, et se tourne vers moi : « Yves, c’est cela qu’il te faut ». Un matériel réduit à la grandeur d’un magnétoscope. Il a pris des renseignements, il s’est approché du prix : 37000 F. En comparaison du matériel des professionnels, c’est abordable. Il y a dix ans, quand l’idée de la vidéo avait germé, nous avions acheté un caméscope,. Nous n’avions pas de caméra à notre disposition. Michèle et moi sommes allés au Crédit Mutuel. Nous avons expliqué de quoi nous avions besoin pour l’œuvre de Dieu, sachant que le Crédit Mutuel est fondée sur une parole de Dieu : « J’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ». J’avais emmené le livre qui le disait. Fort de cette information, j’ai parlé au directeur. En me regardant, il questionna : « Que voulez-vous ? » Je réponds : « Pour l’évangélisation, j’ai besoin d’un matériel ». Il nous a accordé un crédit sur deux ans. Le lendemain, nous avons reçu une caméra numérique d’un partenaire.

La première maquette et sa destination.

Nous avons réalisé notre première maquette, et je suis parti à Port-Gentil, au Gabon.

Des circonstances m’ont placé au sein des personnalités officielles pendant l’inauguration d’un terrain de football. La télévision filme l’événement. Et voilà que le soir, tandis que j’attends qu’on vienne me chercher à l’hôtel pour la réunion, je vois entrer quatre messieurs, dont l’un muni d’une grosse caméra. Une jeune fille faisait partie du lot. Un monsieur vient près de moi et me salue : « Je suis docteur untel, président de l’association pour le sida ». Il s’assied à côté de moi, m’explique qu’il tourne un film avec une actrice, et dans la foulée, la conversation s’engage. Je témoigne comment j’ai été délivré, comment j’ai rencontré Jésus, et j’annonce que le Seigneur peut guérir les malades du sida. En donnant mon témoignage, je ne me suis pas rendu compte que le caméraman, avec sa grosse caméra, était assis sur l’accoudoir du fauteuil, et il me filmait et enregistrait tout.

Le lendemain, quelqu’un est venu me voir : « Alors, tu es passé sur la télévision ? ». « Oui, hier après les informations, ton témoignage est passé sur la chaîne nationale, avec le docteur untel » . J’en étais bouleversé.

Le pasteur m’emmène dans une station télévisée privée. Le directeur m’explique qu’il recherche des émissions chrétiennes. Je lui présente ma maquette et il réagit de façon enthousiaste, me demandant combien il me doit. C’est la première fois qu’on me demandait : « Combien je vous dois ? ». Je réponds : « L’évangile est gratuit ». « Combien d’émissions par semaine pouvez-vous produire ? ». « Une par semaine, je m’engage pour cinquante deux émissions ».

Nous nous sommes mis au travail. Charles-Eric est venu nous aider un temps. Notre ami Jean-Louis Jayet voit les premières émissions et me téléphone. Il me donne des conseils sur la manière de parler, etc. et me demande si je suis prêt à faire passer les émissions plus loin. Je suis prêt. J’ai commencé à lui envoyer des émissions pour le Centrafrique.

Par l’intermédiaire de Charles-Eric, j’ai pris contact avec notre frère en Christ Patrick Vauclair, à qui j’ai envoyé une maquette. Il me téléphone et me raconte la chaîne God Digital et Revival Europe en Angleterre, le satellite…

Si cela vous convient, je suis prêt, lui dis-je. Les émissions sont faites en analogique et non pas en numérique.

L’image est moins nette. « Vous vous engagez pour combien d’émissions ? ». « Deux émissions par mois ».

Cette fois, il faut payer des frais techniques.

A Royan, nous trouvons un studio professionnel dont le responsable travaille pour FR 3. Il nous donne les tarifs. Le coût est de 350 F pour transférer une émission du casa sur le matériel professionnel. La location d’un studio peut aller jusqu’à mille francs. On travaille. Le responsable d’Angleterre voit les maquettes et nous demande de produire davantage d’émissions, parce qu’il faut prendre la place sur le programme de la chaîne francophone. Plus il y aura d’émissions, plus on va pouvoir prendre notre place, et plus on aura les meilleures heures. Je suis d’accord et je m’engage pour quatre émissions.

A Ouagadougou, nous avons envoyé près de 20 émissions. D’autres émissions vont partir. Aux dernières nouvelles, Kinshasa s’est ouvert pour nous sur une chaîne de télévision qui a pour objectif de diffuser sur satellite sur tout le continent africain. C’est une chaîne chrétienne. Nous avons connu le fondateur alors que notre fils Mallory était âgé de deux ans. Nous ne l’avions pas revu depuis vingt ans, et quand nous avons été mis en contact avec lui, il était à Bruxelles, et m’a dit : « Je suis en possession de tes émissions, comment veux-tu qu’on les diffuse ? » Ma réponse a été : « Une par semaine ».

Mais certaines émissions seront diffusées quatre fois dans la semaine, à des heures différentes. Là-bas à Kinshasa, la télévision tourne vingt-quatre heures sur vingt quatre. Cette personne va récupérer les messages pour la station radio. Audience de quinze millions de personnes, y compris à Brazzaville. Nous avons envoyé 31 émissions.

Avec le frère Dadier, les travaux sont en cours pour une chaîne de télévision à Pointe-Noire.

Et j’ai reçu de Patrick Vauclair la demande par e-mail, de diffuser nos émissions à Haïti sur une nouvelle chaîne de télévision qui se mettra en route à partir du mois d’avril, dans une radio qui a quarante ans de ministère, radio chrétienne interconfessionnelle. Cette chaîne de télévision, qui a des partenaires américains et canadiens, a besoin de programmes français. J’ai donné mon accord pour transmettre les émissions là-bas, à une audience de deux à trois milliers de personnes.

Voilà le travail qui se produit à partir de peu de moyens. C’est du travail, beaucoup de travail. C’est un investissement. Nous avons investi 37000 F, pour passer totalement en numérique. La carte numérique coûte à elle seule 12000F. Depuis l’année dernière, nous avons investi pour une nouvelle caméra : 27000 F. Notre objectif est d’avoir un deuxième casa, plus performant, de manière à former des gens. (Il vient d’arriver à l’heure où vous lisez ce témoignage).

Un de nos objectifs : former des gens à la réalisation.

Produire des émissions françaises, des émissions le dimanche, des émissions pour la jeunesse.

Nous sommes prêts. Michèle et moi ne pouvons fournir plus que nos bras ne peuvent en faire. Le magazine, la duplication des cassettes audio et vidéo, les colis de brochures, le courrier, les médicaments que Michèle s’occupe d’envoyer, la panoplie remplit nos plages-horaires.

Produire une émission complète, en étant bien rôdé et sans faire de folie, cela demande une semaine complète de travail. Une semaine pour 26 mn d’émission : tournage, plans de coupe et autres, en étant à deux personnes pour tournage, et une pour le montage. (Ce que nous faisons Michèle et moi).

C’est maintenant que nous avons à préparer des émissions. Quand vingt-cinq émissions sont prêtes, on peut demander à émettre sur une chaîne de télévision. Ce qui va aider à faire avancer cette œuvre du Seigneur actuellement, ce sont des gens qui vont aller faire des reportages sur des thèmes proposés. En Italie, deux personnes sont prêtes à travailler, à rassembler des images et des réflexions, qui pourront venir s’intégrer dans les émissions que nous préparons. En Alsace, cela serait possible également.

On pourrait saisir les occasions quand des serviteurs de Dieu passent pour les interviewer. Chaque émission est tout à fait différente ; pour qu’elle soit vivante, on innove à chaque fois.

Sur les chaînes, on voit beaucoup de prédications, c’est très bien. Sur les chaînes nationales, des Suédois, des Russes, des Espagnols, des Italiens occupent le terrain. Nous passons à neuf heures le samedi matin, avec notre style à nous. Nous sommes français, nous passons des images de la France. Les plans de coupe permettent que ce soit vivant J’ai préparé pour vous un cadeau express pour cette soirée. Ces 4mn d’émission représentent environ 12 heures de travail ! Le travail de la création a pour but de constamment amener les gens dans la réalité. C’est un plaisir de faire le travail. Nos motivations, mises à part ce que le Seigneur met devant nous, c’est de laisser des traces pour les jeunes et les enfants qui suivent. Nous désirons aussi permettre aux talents de se lever. Nous avons décidé de véhiculer un message pour toucher les gens. Je suis prêt à monter sur une moto, à aller chez les routiers, chez les footballeurs, à rejoindre les gens sur le terrain.

La révélation du Saint-Esprit.

Le Saint-Esprit m’a parlé. Le prophète Elie est nourri par les corbeaux. Puis il reçoit un ordre : « J’ai ordonné à une veuve de Sarepta de te nourrir ». Dieu ne lui a donné aucune description pour identifier cette veuve. Le prophète entre dans la ville ; il voit une femme qui ramasse du bois ; Dieu fait savoir à Elie : « C’est elle ». Mais la femme ne l’a pas accueilli comme si elle l’attendait. Pourtant, Dieu avait ordonné.

Elie dit à la femme : « Fais-moi d’abord », et la femme dit :« Oui, je fais d’abord, mais après, nous on meurt ». Cette femme n’avait aucune vision, aucune perspective de Dieu, et dans le contexte de la famine, elle attendait la mort. Le prophète, quant à lui, est de passage. Il a reçu une parole de Dieu. Fort de cette parole, il a mis sa foi en action.

« Va en Alsace, Yves, j’ai ordonné à des partenaires de se lever ». C’était en décembre 1996. Je ne vois pas ces partenaires ; le Seigneur ne m’a pas donné d’adresse, mais Dieu les connaît. Il nous a envoyé en Alsace, et nous avons pour la première fois prêché dans une église de Pentecôte. Le Seigneur nous a demandé de prêcher partout, donc il n’y avait pas d’obstacle.

Ensuite, nous tenons une réunion dans une petite salle d’un village alentour. Je vois un jeune homme, très sérieux, qui me regarde droit dans les yeux. A côté de lui, une jeune femme, j’ai cru qu’elle était son épouse. J’ai appelé ce frère : « Le Seigneur m’a dit telle chose. J’appelle Mireille (qui est en fait une coéquipière). « Vous allez faire telle chose ». Le frère Claude me dit « Pourrais-tu venir dans notre église ?», et j’ai découvert qu’il était pasteur. De là, les relations se sont tissées.

Fort de la Parole de Dieu, le prophète Elie a discrètement emmené cette femme veuve dans le dessein miracle de Dieu. Dans la famine, elle a connu l’abondance, mais c’était secret.

Le Seigneur a porté ses regards sur une église : le centre chrétien de Pfaffenhoffen avec le pasteur Claude SOLD. Une action prophétique s’accomplit.

La Parole prophétique a précédé ; maintenant, c’est le temps de l’action prophétique, menée à partir de la parole, dans la discrétion.

Le Seigneur nous donne sa sagesse et la crainte de lui pour respecter les personnes, l’argent des partenaires, et les ministères. Il est important de reconnaître ce que le ministère a, et ce qu’il n’a pas et de faire avec ce que l’on a. 2 Corinthiens 8, 12, nous dit : « La bonne volonté, quand elle existe, est agréable en raison de ce qu’elle peut avoir à sa disposition, et non de ce qu’elle n’a pas »

Le Seigneur regarde à nos motivations, il regarde à notre cœur, il sait de quoi notre esprit est nourri.

Ne courrons pas de droite et de gauche, pour imiter d’autres. Béni soit le Seigneur pour tout ce qui se fait.

Nous sommes peut-être des pionniers, et gloire au Seigneur que d’autres puissent aller plus loin. Allons-y.

Nous avons un défi à relever. Le Saint-Esprit veut nous amener, comme la veuve de Sarepta, dans les desseins miracles de Dieu, dans des choses que nous ne voyons pas.

Nous avons repris contact avec notre frère Francis à Obernai, nous avons été bénis par la louange. Ce n’était pas évident de filmer et de servir, mais nous n’avons pas agi avec des paramètres humains, nous avons fait avec Dieu.

Une autre parole pour vous encourager, c’est l’exemple de Jonathan et de son ami, qui sont allés au poste des Philistins. Jonathan disait : « L’Eternel peut sauver aussi bien au moyen d’un petit nombre que d’un grand nombre ». Avec peu de moyens, avec un petit nombre, chacun d’entre nous peut mettre le pied à l’étrier et nous allons renverser des forteresses, nous le ferons !

Pour vaincre, ce n’est pas d’un système dont nous avons besoin, l’échafaudage va se mettre en place au fur et à mesure des besoins. Ce qui est important, c’est la soumission à l’Esprit du Seigneur, le respect des ministères, le respect des talents, le respect des uns et des autres, et savoir se faire du bien les uns les autres.

Nous avons une place à la croix. Nous avons une place dans la pensée de Jésus au moment où il est mort pour nous à la croix. Nous pouvons faire du travail. Michèle et moi sommes disposés à aller plus loin. Je suis prêt à former des volontaires. Jésus a payé le prix, pour que l’ouvrage de Dieu s’accomplisse.

Nous sommes là pour travailler : pour semer la parole. Je veux du concret. Dieu est concret.

Avec des volontaires, on va y aller.

On doit aller rechercher ce que le diable nous a volé.

Elie est arrivé, discrètement, dans le pays de la famine « Prépare-moi d’abord ».

Quand Dieu demande, il ne peut y avoir la mort au bout.

Dès l’instant où vous investirez ce que Dieu demande d’investir, il vous montrera Même si vous avez les poches vides, rien ne manquera dès l’instant où vous direz : « Seigneur, toi d’abord ».

En conclusion de cette soirée qui s’est terminée dans l’échange autour d’une tasse de tisane et de gâteau partagé, j’ai envie de dire : l’appel est clair. Reste à retrousser nos manches, et que chacun investisse le peu qu’il a en s’attendant à ce que le Seigneur multiplie ce que nous donnons avec un cœur joyeux : dans la prière, dans la libéralité, dans l’action de réalisation d’émissions. Devenons des partenaires qui ont une mentalité d’actionnaires, ayons la mentalité de Dieu. Quand nous investissons dans l’œuvre de Dieu, attendons-nous à un retour d’investissement , c’est à dire à porter du fruit, et un fruit qui demeure.

Sachons recevoir la rémunération immédiate : le plaisir, le bonheur de prendre part, avec notre Seigneur, à Son plan d’action.

Une partenaire : Monique.

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